L’impôt a traditionnellement pour fonction de financer les dépenses publiques ou de réguler une activité économique. Parfois, il sert aussi à nous faire rire. Petite revue des impôts imaginés par nos hommes politiques. Et comme on a l’habitude de le lire au cinéma : cette histoire est inspirée de faits réels.
Cet article est originellement publié sur Atlantico. Vous pouvez le retrouvez ici.
Je plains mes « amis » blogueurs qui ont fait de l’anti-sarkozysme leur unique credo. Leurs claviers surchauffent depuis bientôt quatre ans sans réussir à ralentir un Président de la République qui commence déjà à penser à 2012, et pas qu’en se rasant le matin. Sarkozy fonce vers la victoire ou dans le mur, on ne sait pas bien car il nous perd souvent, mais rien ne l’arrête. C’est le Sarko-show.
Il y a 21 ans, du 28 mars au 1er avril 1990, Nicolas Sarkozy pour le RPR et Alain Madelin pour l'UDF organisaient les États généraux de l'Immigration à Villepinte. Les images d'archives disponibles ne trompent pas : on reconnait bien Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé… et même Eric Zemmour (à 1min58) !
A l'époque, tel un clin d'oeil aux internautes d'aujourd'hui, le journal télévisé du 31 mars 1990 s'ouvrait sur les soulèvements populaires en Lituanie pour l'installation de la démocratie dans les pays nordiques.
A l'époque, Valéry Giscard d'Estaing proposait une vision "à la française" du traitement de la question de l'immigration : révision du code de la nationalité, limitation du droit d'asile et de regroupement des familles, reconduction rapide des clandestins à la frontière… Pour lui, tout en dénonçant le sentiment grandissant de la "francophobie", la France n'était pas, selon lui, un pays d'immigration et l'Etat devait tout faire pour maintenir une immigration zéro.
A l'époque, on reprochait déjà à la gauche de sacrifier le débat sur l'immigration par angélisme et d'en laisser le monopole au Front national.
Dans son discours, Jacques Chirac disait alors que la France ne pouvait être considérée "comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister". Il appelait à la "fermeture rapide des frontières" et à la "suspension immédiate de l'immigration".
A l'époque, on ne parlait pas des "sans-papiers", sorte de mot-clé inventé par les associations comme SOS Racisme pour insinuer que ces "sans-papiers" devaient en avoir. On ne parlait que des "clandestins".
Le parti de Nicolas Sarkozy faisait publier un tract sur lequel on pouvait lire que devaient être "vigoureusement combattu l'accès aux soins médicaux et hospitaliers par des étrangers en situation irrégulière".
Le RPR remettait en cause les prestations sociales aux étrangers (principe de préférence nationale) et constatait "la fécondité des étrangères très supérieure à celle des Françaises".